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Les Amours du Poète

Réservation

Lieder sur des poésies de Heinrich Heine mises en musique par Franz Schubert dans le Schwanengesang (Le Chant du Cygne) et par Robert Schumann dans le Dichterliebe.

Avec Florian Götz, baryton et Françoise Tillard, piano.

Le piano du concert sera un grand modèle Érard de 1843

Heine est le plus francophile des poètes allemands, ne disait-il pas que les poissons dans l’eau, pour exprimer leur confort, affirmaient se sentir comme Heine à Paris ? Il a été mis en musique par de multiples compositeurs mais nous ne vous montrerons que les chefs d’œuvre : Schubert et Schumann.

Dès ses premières publications, Heine séduisit son public par la fluidité de ses vers, leur présence, leur humanité. Leur romantisme… Et Schubert reconnut son angoisse dans cet exact contemporain, né la même année que lui. Les lieder que nous donnerons sont parmi les derniers qu’il ait écrits, c’est pourquoi ils font partie du tout dernier recueil, Le Chant du Cygne, paru en 1829.

Schumann en revanche vit moins l’angoisse existentielle des poèmes de Heine que l’ambiguïté de ses sentiments, l’impossibilité de vivre dans le présent, l’autodérision. 1840, pour Schumann, c’est l’année du Lied et de son mariage avec Clara Wieck. Beaucoup plus que Schubert, mort trop tôt, il devait avoir conscience de la place que prenait Heine dans la pensée politique allemande et la bataille qu’il menait pour que la nation allemande se construise sur des idéaux humanistes. Il sut construire le Dichterliebe en jouant des contradictions d’un homme oscillant entre enthousiasme, amertume, ironie et désespoir.

L’illustration de cet article est un tableau de Wilhelm Karl Rauber (ou Räuber), 1849-1926, Der Satteltrunk: a merry toast on arrival

Carola Guber

Carola Guber a donné une masterclasse au Château de Ratilly (10 au 17 août 2024) pour la deuxième ou troisième fois, on ne sait plus… Son travail était accompagné par les « coachings » de Françoise Tillard et de Elke Blase.

Le prochain cours aura lieu la semaine du 1er au 8 août 2026. Il est subventionné AFDAS. (Ateliers OO)

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Au Tour d’Alma !

Dimanche 4 mai 2025 à 17h30

Lieder d’Alexander Zemlinsky, de Gustav et d’Alma Mahler

Réservation

Pour goûter ce véritable « Liederabend » de musique « spätromantik » autrichienne, nous avons demandé à la mezzo soprano Anne Schuldt de faire le voyage avec nous. Un choix de Lieder qui vous séduira, avec le scintillant Knabenwunderhorn (Le « Cor enchanté de l’Enfant »), populaire, humoristique et ravageur… Anne Schuldt a une des plus belles, plus riches, plus larges voix de mezzo que nous avons entendue depuis très longtemps. Ne manquez pas cette chance de l’écouter !

Les Lieder de Zemlinsky (1871-1942) au programme sont un choix de poèmes autour de la nuit et du rêve, Sieben Lieder von Nacht und Traum, que Richard Dunser a édités en 2013 pour voix moyenne et petit ensemble. Ils sont un aperçu magnifique de l’art de Zemlinsky et une introduction au travail de son élève, Alma Schindler (1879-1964) dite Alma Mahler. Les quatre Lieder que celle-ci a publiés en 1915 ne rappellent que peu son célèbre époux mais plutôt la relation fusionnelle et passionnée qu’elle eut avec le peintre Kokoschka dont vous pouvez admirer un des éventails qu’il peignit pour elle.

Ce sont peut-être les Lieder les plus freudiens et viennois de ce programme. Zemlinsky (chez qui Alma et Gustav se sont rencontrés), tout comme Mahler (1860-1911), marquent dans leurs Lieder leur fort attachement aux thèmes populaires. Des Knaben Wunderhorn, dont nous donnerons sept Lieder, est le plus bel hommage qu’on ait jamais rendu à la richesse née des souffrances et des joies du monde rural.

Avec Anne Schuldt et Françoise Tillard

Tout cela sur le superbe Érard n°3 de 1884 que vous avez déjà entendu !